Guides thématiques
Un parcours structuré à travers les cinq thèmes officiels de l'examen.
44 sectionsPrincipes et valeurs de la République8 sections
La devise : « Liberté, Égalité, Fraternité »
La devise de la République française est « Liberté, Égalité, Fraternité ». On la voit sur les frontons des mairies, des écoles et sur beaucoup de documents officiels. Née de la Révolution française de 1789, elle résume les trois grandes idées sur lesquelles repose la République. Il faut savoir expliquer chaque mot, pas seulement les réciter.
- Liberté — chacun peut penser, croire ou ne pas croire, s'exprimer et agir, dans le respect de la loi et des autres. Ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui.
- Égalité — tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, sans distinction d'origine, de sexe, de religion ou de fortune. C'est l'égalité devant la loi, pas l'obligation que tout le monde ait la même chose.
- Fraternité — la solidarité et l'entraide entre les personnes : respecter l'autre, s'entraider, contribuer à la vie commune (par exemple par les impôts ou l'engagement dans une association).
Les symboles de la République et l'article 2 de la Constitution
La République a plusieurs symboles. Certains sont officiels, inscrits à l'article 2 de la Constitution de 1958 ; d'autres sont des symboles traditionnels, très connus mais non cités dans la Constitution.
Inscrits à l'article 2 de la Constitution :
- Le drapeau tricolore — bleu, blanc, rouge. C'est l'emblème national.
- L'hymne national : « La Marseillaise » — écrite en 1792, pendant la Révolution.
- La devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ».
- La langue de la République : le français.
Autres symboles (connus mais non listés à l'article 2) :
- Marianne — la représentation (l'allégorie) de la République ; on la voit dans les mairies, sur les timbres et sur certaines pièces. Elle porte souvent le bonnet phrygien, signe de liberté.
- Le 14 juillet — la fête nationale. Elle commémore la prise de la Bastille (1789) et la Fête de la Fédération (1790). Un défilé militaire a traditionnellement lieu sur les Champs-Élysées.
- Le coq — un symbole traditionnel de la France (on le voit sur les maillots de l'équipe de France de football), mais il n'est pas un symbole constitutionnel.
La laïcité : un principe fondateur (loi du 9 décembre 1905)
La laïcité est l'un des principes fondateurs de la République. La Constitution l'affirme dès son article 1er : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » Son texte fondateur est la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l'État.
La laïcité repose sur trois idées liées : 1. La liberté de conscience — chacun est libre de croire, de changer de religion ou de ne pas croire du tout. 2. La séparation des religions et de l'État — l'État ne reconnaît, ne salarie et ne finance aucun culte. 3. L'égalité de tous devant la loi, quelle que soit la religion ou l'absence de religion.
La laïcité n'est donc pas l'interdiction des religions, ni l'obligation d'être athée : c'est un cadre qui protège autant le croyant que le non-croyant. En souvenir de la loi de 1905, la laïcité est célébrée officiellement chaque année le 9 décembre.
Laïcité au quotidien : neutralité de l'État (agents publics vs usagers)
Pour comprendre la laïcité dans la vie de tous les jours, il faut distinguer deux situations : celle des agents publics (les personnes qui travaillent pour l'État ou un service public) et celle des usagers (les personnes qui viennent utiliser ce service).
- Les agents publics doivent être neutres. Un agent d'accueil de mairie, un fonctionnaire de préfecture, un enseignant du public… ne doit pas afficher ses convictions religieuses pendant son travail, ni porter de signe religieux visible. Cette obligation de neutralité vaut pour tous les agents publics (État, communes, hôpitaux publics…), envers tous les usagers.
- Les usagers, eux, restent libres. Une personne qui vient faire une démarche dans une mairie ou une préfecture peut garder ses signes religieux : elle n'est pas soumise à l'obligation de neutralité. On ne peut pas lui demander de les retirer pour être servie.
La neutralité de l'État signifie donc que l'État ne favorise ni ne défavorise aucune religion, et traite tous les citoyens de la même façon, quelle que soit leur croyance.
Laïcité à l'école publique
L'école publique est un lieu où la laïcité est particulièrement importante, car elle doit protéger tous les élèves de toute pression religieuse et garantir la neutralité de l'enseignement.
- Les élèves des écoles, collèges et lycées publics ne peuvent pas porter de signes religieux ostensibles (très visibles). C'est la règle posée par la loi du 15 mars 2004. Un signe discret, en revanche, est admis.
- Les enseignants, comme tous les agents publics, doivent rester neutres.
- L'instruction est obligatoire : un enfant ne peut pas refuser d'aller à l'école, ni refuser de suivre un cours (comme le sport ou les sciences), pour un motif religieux. La laïcité garantit que l'enseignement suit le savoir commun, pas les croyances de chaque famille.
Une charte de la laïcité est affichée dans les écoles : elle rappelle les règles qui garantissent le respect de la laïcité à l'école. Elle interdit notamment le prosélytisme (chercher à imposer sa religion aux autres) et le refus des règles communes au nom d'une religion.
La langue de la République : le français
La langue de la République est le français. C'est écrit dans la Constitution de 1958, à l'article 2 (« La langue de la République est le français »). Le français est donc la langue des services publics, de l'école, de la justice et des actes officiels.
Apprendre et maîtriser le français fait partie du parcours d'intégration. C'est le sens du contrat d'intégration républicaine (CIR), signé par de nombreuses personnes qui s'installent en France : il prévoit notamment une formation à la langue française. Un niveau de français est aussi demandé pour certains titres de séjour et pour la naturalisation.
Cela ne veut pas dire que les autres langues sont interdites dans la vie privée : chacun peut parler la langue qu'il veut chez lui ou avec ses proches. Mais dans la sphère publique et administrative, la langue commune est le français.
L'égalité : devant la loi et entre les femmes et les hommes
L'égalité est l'une des trois valeurs de la devise. Dans la République, elle signifie que tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, sans distinction d'origine, de sexe, de religion, d'opinion ou de fortune. C'est l'égalité devant la loi : la même règle s'applique à tous.
Deux conséquences concrètes importantes :
- L'égalité entre les femmes et les hommes. Les femmes et les hommes ont les mêmes droits. Un employeur ne peut pas refuser d'embaucher quelqu'un parce que c'est une femme, et il ne peut pas réserver un métier à un sexe. À travail égal, la loi impose un salaire égal.
- L'interdiction des discriminations. Il est interdit de traiter quelqu'un moins bien à cause de son origine, de son sexe, de son handicap, de son apparence ou de sa religion. Insulter publiquement une personne pour ce qu'elle est n'est pas autorisé : la loi punit ces comportements, et l'État agit pour lutter contre les discriminations.
Les valeurs de la République : dignité, fraternité et solidarité
Au-delà de la devise, la République repose sur des valeurs qui guident la vie en commun. Elles ne sont pas de simples idées : elles se traduisent dans le droit et dans les comportements de tous les jours.
- La dignité de la personne — chaque être humain a une valeur égale et mérite le respect. C'est le fondement de l'interdiction des traitements dégradants, du racisme et des discriminations.
- La fraternité et la solidarité — l'entraide entre les membres de la société. Elle se voit dans les gestes du quotidien (aider un voisin âgé à porter ses courses, par exemple) mais aussi dans les grands mécanismes collectifs : la protection sociale et la Sécurité sociale (créée en 1945), financées par les impôts et les cotisations, expriment cette solidarité nationale.
- L'engagement citoyen — participer à la vie commune, par exemple à travers les associations, en votant, ou en respectant ses devoirs (comme payer ses impôts et déclarer ses revenus). Payer l'impôt n'est pas seulement une obligation : c'est une façon de contribuer aux services dont tout le monde bénéficie (écoles, hôpitaux, routes).
Système institutionnel et politique8 sections
La séparation des pouvoirs
En démocratie, le pouvoir est divisé en trois pour éviter qu'une seule personne décide de tout. C'est le principe de la séparation des pouvoirs :
| Pouvoir | Qui l'exerce | Rôle |
|---|---|---|
| Exécutif | Le président de la République et le Gouvernement (Premier ministre et ministres) | Applique les lois et dirige le pays |
| Législatif | Le Parlement (Assemblée nationale + Sénat) | Vote les lois |
| Judiciaire | Les juges (l'autorité judiciaire) | Fait respecter la loi et sanctionne les infractions |
Ces trois pouvoirs sont séparés et se contrôlent l'un l'autre. Le président de la République n'a donc pas tous les pouvoirs. Personne n'est au-dessus de la loi : un ministre qui ne respecte pas la loi peut être poursuivi, comme n'importe quel citoyen.
Le pouvoir exécutif : le président et le Gouvernement
Le pouvoir exécutif a deux têtes. Le président de la République est le chef de l'État. Il est élu au suffrage universel direct (directement par les citoyens) pour un mandat de 5 ans, appelé le quinquennat, et réside au palais de l'Élysée. Il nomme le Premier ministre et préside le Conseil des ministres.
Le Premier ministre est le chef du Gouvernement. Il dirige l'action du Gouvernement, conduit la politique au quotidien et réside à l'Hôtel de Matignon. Le Gouvernement applique les lois. Un ministre qui ne respecte pas la loi n'a aucun privilège : il peut être poursuivi comme tout citoyen.
En résumé : le président fixe les grandes orientations, le Premier ministre et son Gouvernement les mettent en œuvre.
Le Parlement : l'Assemblée nationale et le Sénat
Le pouvoir législatif appartient au Parlement, qui vote les lois. Le Parlement a deux chambres :
- L'Assemblée nationale réunit 577 députés, élus au suffrage universel direct par les citoyens pour 5 ans. Elle vote la loi, contrôle le Gouvernement et peut le renverser.
- Le Sénat compte 348 sénateurs, élus au suffrage universel indirect (par de grands électeurs, surtout des élus locaux) pour 6 ans. Le Sénat est renouvelé par moitié tous les 3 ans et représente les collectivités territoriales.
Les deux chambres examinent et votent les lois. En cas de désaccord persistant, c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot.
La Constitution de 1958, la Ve République et le Conseil constitutionnel
La Constitution du 4 octobre 1958 est le texte fondamental de la France : elle fonde la Ve République et organise les institutions (président, Gouvernement, Parlement, justice). Le régime politique de la France aujourd'hui est une République démocratique, la Ve République.
La Constitution est la loi suprême : toutes les autres lois doivent la respecter. Le Conseil constitutionnel est le gardien de la Constitution : il vérifie que les lois votées sont conformes à la Constitution avant qu'elles ne s'appliquent.
La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l'exerce par ses représentants élus et par le référendum.
Les collectivités territoriales : communes, départements, régions
Le territoire français est organisé en trois niveaux de collectivités territoriales, chacune dirigée par des élus :
| Niveau | Nombre | Dirigée par | Rôle principal (exemples) |
|---|---|---|---|
| Commune | environ 35 000 | le maire et le conseil municipal | vie locale ; gère les écoles primaires et maternelles |
| Département | 101 | le conseil départemental | action sociale ; gère les collèges |
| Région | 18 (dont 13 métropolitaines) | le conseil régional | développement économique ; gère les lycées et les transports régionaux |
Le maire dirige la commune ; le conseil municipal et le maire sont élus pour 6 ans. Le préfet, lui, n'est pas élu : il est nommé et représente l'État dans le département.
Le vote, les élections et le suffrage universel
En France, on vote à partir de 18 ans. Le suffrage universel signifie que tous les citoyens majeurs ont le droit de voter, sans distinction : c'est le contraire d'un vote réservé à quelques-uns. Pour voter, il faut en général être de nationalité française, être majeur et être inscrit sur les listes électorales. Le vote est un droit : il n'est pas obligatoire, mais il est fortement encouragé. Le vote est personnel et secret : on ne peut pas voter à la place d'une autre personne.
Chaque élection sert à élire des responsables différents :
| Élection | On élit… |
|---|---|
| Présidentielle | le président de la République |
| Législatives | les députés (Assemblée nationale) |
| Sénatoriales | les sénateurs (au suffrage indirect) |
| Municipales | les conseillers municipaux (puis le maire) |
| Régionales / départementales | les conseillers régionaux / départementaux |
| Européennes | les députés européens |
La France et l'Union européenne
La France est un pays fondateur de la construction européenne et un membre de l'Union européenne (UE). Au 1er janvier 2025, l'UE compte 27 États membres. Le Royaume-Uni a quitté l'UE en 2020 (le « Brexit ») ; le dernier État à avoir rejoint l'UE est la Croatie, en 2013.
La monnaie de la France est l'euro. L'euro est la monnaie unique depuis 1999 (d'abord comme monnaie de compte) ; les pièces et les billets en euros sont entrés en circulation en 2002.
Les symboles de l'UE : un drapeau bleu avec douze étoiles dorées en cercle ; l'hymne est l'« Hymne à la joie » de Beethoven ; la devise est « Unie dans la diversité » ; la journée de l'Europe est le 9 mai.
Pièges fréquents et chiffres à retenir
Ce thème contient beaucoup de chiffres et de noms proches : voici les confusions les plus fréquentes à l'examen.
- Assemblée nationale ≠ Sénat. Assemblée nationale = 577 députés, élus directement, mandat de 5 ans. Sénat = 348 sénateurs, élus indirectement, mandat de 6 ans, renouvelé par moitié tous les 3 ans.
- Régions : 13 ou 18 ? 13 régions métropolitaines, mais 18 au total avec l'outre-mer. Lisez bien si la question dit « métropolitaines ».
- Euro : 1999 ou 2002 ? Monnaie unique depuis 1999 ; pièces et billets en circulation en 2002.
- Élu ou nommé ? Le maire est élu (il dirige la commune) ; le préfet est nommé (il représente l'État dans le département).
- Qui gère l'école ? Commune = écoles primaires et maternelles ; département = collèges ; région = lycées.
Droits et devoirs9 sections
Les textes fondateurs des droits
Les droits des personnes en France reposent d'abord sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC), adoptée le 26 août 1789 pendant la Révolution française. Son article 1er affirme que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». La DDHC énonce des droits fondamentaux : la liberté, l'égalité, la sûreté (être protégé contre une arrestation arbitraire) et la propriété.
La Constitution de 1958 est la loi fondamentale actuelle de la France : elle organise les pouvoirs de l'État et garantit les droits et libertés. Son article 1er dispose que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». La Constitution est le texte le plus difficile à modifier : sa révision suit une procédure spéciale (Parlement réuni en Congrès ou référendum).
Les droits fondamentaux sont les droits essentiels de toute personne. On les appelle « fondamentaux » parce qu'ils sont protégés au plus haut niveau : la loi ordinaire ne peut pas les supprimer.
Les grandes libertés
La République garantit de grandes libertés à toute personne :
- Liberté d'expression : exprimer ses opinions, par la parole, l'écrit ou les médias. Elle est protégée par la DDHC de 1789 (article 11) et la loi du 29 juillet 1881.
- Liberté de conscience et de religion : croire en la religion de son choix, en changer, ou n'avoir aucune religion. C'est un aspect de la laïcité.
- Liberté de réunion et de manifester : se rassembler et défiler de façon pacifique ; une manifestation doit en principe être déclarée aux autorités.
- Liberté d'association : créer une association ou y adhérer librement.
- Liberté de circulation (aller et venir) : se déplacer librement sur le territoire et choisir son lieu de résidence.
- Liberté de la presse : informer et être informé, sans censure préalable ; c'est une garantie essentielle de la démocratie.
S'y ajoutent des droits de protection, comme la sûreté (être protégé contre une arrestation arbitraire) et les droits de la défense (se défendre devant la justice, présomption d'innocence, procès équitable).
Les libertés ne sont pas absolues : les limites
Aucune liberté n'est absolue. L'article 4 de la DDHC de 1789 le dit clairement : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Autrement dit, ma liberté s'arrête là où commence celle des autres.
La loi peut donc limiter les libertés, mais seulement pour des motifs précis et de façon proportionnée : protéger l'ordre public, la sécurité, la santé et les droits d'autrui. Exemples :
- La liberté d'expression n'autorise pas l'injure, la diffamation, l'incitation à la haine ou à la violence, ni les propos discriminatoires (sur l'origine, le sexe, la religion, un handicap…). Cela vaut aussi sur Internet et les réseaux sociaux : le harcèlement en ligne est puni.
- Fumer est interdit dans les lieux publics fermés pour protéger la santé des autres.
Une liberté limitée n'est donc pas une liberté supprimée : elle est encadrée par la loi pour permettre à tous de vivre ensemble.
L'égalité et la lutte contre les discriminations
L'égalité est un principe fondateur de la République : tous les citoyens sont égaux devant la loi, « sans distinction d'origine, de race ou de religion » (article 1er de la Constitution). Personne n'est au-dessus de la loi, et la même règle s'applique à tous.
L'égalité entre les femmes et les hommes est garantie dans tous les domaines : vote, travail, salaire, vie familiale. Le droit de vote des femmes existe depuis 1944. Un emploi ne peut pas être réservé aux hommes : la discrimination à l'embauche selon le sexe est interdite.
La loi interdit toute discrimination, c'est-à-dire traiter une personne moins bien à cause de son origine, son sexe, son âge, son handicap, son apparence, ses opinions ou sa religion. Par exemple, un propriétaire ne peut pas refuser de louer un logement à quelqu'un uniquement à cause de son origine : c'est puni par la loi.
L'égalité est aussi liée à la dignité humaine : toute personne doit être respectée. La torture, l'esclavage, la traite des êtres humains ou un traitement dégradant sont des atteintes graves à cette dignité.
Les devoirs du citoyen
Les droits vont avec des devoirs. Les principaux devoirs sont :
- Respecter la loi et autrui. Tout le monde doit respecter la loi — citoyens, résidents étrangers, élus, ministres : nul n'est au-dessus de la loi. Ne pas la respecter expose à des sanctions (amende, prison selon la gravité).
- Payer l'impôt. La contribution aux dépenses publiques est un devoir. Il est obligatoire de déclarer ses revenus chaque année en France.
- Porter secours à une personne en danger. Ne pas aider quand on le peut, sans risque, est un délit : la non-assistance à personne en danger est punie (par exemple, appeler les secours : 15, 17, 18 ou 112).
- Être juré d'assises. Un citoyen peut être tiré au sort pour juger les crimes en cour d'assises : c'est un devoir civique obligatoire. Le juré convoqué doit se présenter, sauf motif légitime.
- Respecter les symboles de la République. L'outrage public au drapeau tricolore ou à l'hymne national est puni par la loi (article 433-5-1 du Code pénal).
- Protéger l'environnement. Réduire et trier ses déchets, ne rien jeter dans la rue : jeter un mégot ou déposer un objet encombrant sur le trottoir (dépôt sauvage) est une infraction sanctionnée par une amende.
S'y ajoutent des devoirs de mémoire et de solidarité (voir les sections suivantes) et la participation à la défense (recensement à 16 ans, Journée défense et citoyenneté, JDC).
L'instruction obligatoire et le respect de la loi
En France, l'instruction est obligatoire pour tous les enfants de 3 à 16 ans. Ce sont les parents (ou responsables légaux) qui ont le devoir de scolariser l'enfant ou de lui assurer une instruction. Ne pas respecter cette obligation est puni : le manquement à l'obligation d'instruction relève de l'article 227-17-1 du Code pénal.
L'école transmet les savoirs mais aussi les valeurs de la République : l'égalité, la laïcité, le respect des autres. L'école publique est laïque et gratuite, ouverte à tous les enfants sans distinction.
Respecter la loi est un devoir qui concerne toutes les personnes résidant en France, quelle que soit leur nationalité. La loi s'applique de la même façon à tous, et son non-respect entraîne des sanctions décidées par la justice, dont l'indépendance garantit un jugement équitable.
Le droit de vote et la citoyenneté
Être citoyen d'un État, c'est avoir des droits, des devoirs et participer à la vie de la cité. En France, la citoyenneté française donne le droit de vote et le droit d'être candidat aux élections (éligibilité).
Pour voter, il faut réunir plusieurs conditions : être de nationalité française, être majeur (18 ans), être inscrit sur les listes électorales et jouir de ses droits civils et politiques. Le vote est un droit ; il n'est pas obligatoire, mais c'est un acte civique important.
Cas particulier : les citoyens de l'Union européenne résidant en France peuvent voter aux élections municipales et européennes, mais pas aux élections nationales (législatives, présidentielle).
Une personne condamnée peut, par décision d'un juge, être privée de ses droits civils et politiques pour une durée fixée : pendant cette période, elle ne peut ni voter ni être élue.
La protection sociale, le travail et la solidarité
La France est une République sociale : elle organise une protection sociale qui aide les personnes face aux difficultés de la vie. La Sécurité sociale rembourse une partie des frais de santé, verse des retraites, des allocations familiales et des aides en cas de chômage, de maladie ou de maternité.
Cette protection repose sur la solidarité : elle est financée par les cotisations sociales et les impôts. Chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Le devoir de solidarité consiste à participer à cet effort commun (payer ses cotisations et ses impôts, s'entraider) ; il est lié à la fraternité, troisième mot de la devise.
Dans le monde du travail, la loi protège les salariés : un salaire minimum, le SMIC (salaire minimum de croissance), garantit une rémunération plancher ; les conditions de travail, la durée du travail et le droit de grève sont encadrés.
La laïcité, la famille et les pièges fréquents
La laïcité, un droit et un devoir. La laïcité garantit un droit — la liberté de conscience : croire, ne pas croire, ou changer de religion — et impose un devoir — le respect des convictions des autres et la neutralité de l'État, qui ne favorise aucune religion. C'est un principe inscrit à l'article 1er de la Constitution.
La famille et le respect du consentement. Le droit français protège la liberté de fonder une famille. Le mariage est monogame (la polygamie est interdite) et repose sur le libre consentement des deux personnes : le mariage forcé est interdit et puni. Le divorce est un droit. Le mariage est ouvert aux couples de même sexe depuis 2013.
Pièges fréquents à connaître :
- « Liberté d'expression » ≠ « droit de tout dire » : l'injure et l'incitation à la haine restent interdites.
- Droit ≠ obligation : voter est un droit (non obligatoire) ; déclarer ses revenus, respecter la loi ou se présenter comme juré sont des obligations.
- Hiérarchie des infractions, de la moins grave à la plus grave : contravention → délit → crime. Un vol est un délit ; un meurtre est un crime (jugé en cour d'assises).
- Laïcité ≠ interdiction de la religion : c'est la neutralité de l'État, pas l'effacement des croyances des personnes.
Histoire, géographie et culture9 sections
1789 : la Révolution française et la Déclaration des droits de l'homme
La Révolution française commence en 1789. Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prend la Bastille, une prison-forteresse symbole du pouvoir absolu du roi. À l'époque, le roi est Louis XVI : il sera plus tard jugé et guillotiné, en 1793. La même année 1789, l'Assemblée adopte la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC), un texte majeur qui affirme que les hommes naissent libres et égaux en droits. La Révolution met fin à la monarchie absolue et ouvre l'histoire de la République en France : le régime républicain est proclamé en 1792. Le 14 juillet est aujourd'hui la fête nationale.
Abolir et étendre les droits : esclavage (1848), suffrage universel, vote des femmes (1944)
Le XIXe et le XXe siècle élargissent peu à peu les droits. L'esclavage est aboli définitivement en 1848, sous l'action de Victor Schœlcher (une première abolition de 1794 avait été rétablie ensuite : c'est bien 1848 qui est définitive). La même année 1848 instaure le suffrage universel masculin (tous les hommes votent). Le droit de vote des femmes n'arrive qu'en 1944 : les Françaises votent pour la première fois en 1945. Plus tard, la peine de mort est abolie en 1981, sous la présidence de François Mitterrand.
L'école et la laïcité : Jules Ferry (1881) et la loi de 1905
Deux dates structurent l'école et la place des religions. Sous la IIIe République, les lois Jules Ferry rendent l'école publique gratuite (1881), puis obligatoire et laïque (1882) : l'objectif est d'instruire tous les enfants, filles et garçons, sans distinction de religion. Ensuite, la loi de 1905 organise la séparation des Églises et de l'État : c'est le fondement de la laïcité. L'État devient neutre, ne reconnaît ni ne finance aucun culte, et chacun reste libre de croire ou de ne pas croire.
Les Républiques et la Ve République : la Constitution de 1958 et De Gaulle
La France a connu cinq Républiques. Nous vivons aujourd'hui sous la Ve République, fondée en 1958 par le général Charles de Gaulle. Sa Constitution du 4 octobre 1958 organise les institutions actuelles : elle définit les rôles du président de la République, du gouvernement et du Parlement, et repose sur la séparation des pouvoirs. C'est aussi De Gaulle qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, avait lancé depuis Londres l'appel à la résistance du 18 juin 1940.
La France métropolitaine : Paris, fleuves, montagnes et mers
La capitale de la France est Paris, traversée par le fleuve la Seine. La France métropolitaine se trouve en Europe. Ses grands fleuves sont la Seine, la Loire (le plus long), la Garonne et le Rhône. Ses principales montagnes sont les Alpes (entre la France et l'Italie ; on y trouve le mont Blanc, plus haut sommet de France) et les Pyrénées (entre la France et l'Espagne). La France est bordée par l'océan Atlantique à l'ouest, la mer Méditerranée au sud et la Manche au nord-ouest (entre la France et l'Angleterre).
L'outre-mer, les régions et les départements (13 / 18, 101 départements)
La France ne se limite pas à la métropole : elle comprend aussi la France d'outre-mer, des territoires situés loin de l'Europe (aux Antilles, dans l'océan Indien, en Amérique du Sud, dans le Pacifique). Les principaux départements et régions d'outre-mer (DROM) sont la Guadeloupe, la Martinique (Antilles), la Guyane (en Amérique du Sud, frontalière du Brésil), La Réunion et Mayotte (océan Indien). La France compte 13 régions métropolitaines et 18 régions au total avec l'outre-mer, ainsi que 101 départements.
La France dans l'Europe : l'Union européenne et l'euro (1999 / 2002)
La France est un membre fondateur de la construction européenne. Celle-ci commence en 1951 avec la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier), se poursuit avec la CEE (traité de Rome, 1957), puis devient l'Union européenne (UE) avec le traité de Maastricht en 1992. Au 1er janvier 2025, l'UE compte 27 États membres. La France utilise la monnaie commune, l'euro : celui-ci devient la monnaie unique en 1999 (dans les échanges et les comptes), puis circule en pièces et billets à partir de 2002.
Culture, patrimoine et grandes figures
La France est connue pour son patrimoine et sa culture. Parmi les monuments emblématiques : la tour Eiffel (à Paris, construite pour l'Exposition universelle de 1889), le château de Versailles (symbole du pouvoir de Louis XIV), le Mont-Saint-Michel (en Normandie) et la cathédrale Notre-Dame de Paris (endommagée par un incendie en 2019). Le Louvre, à Paris, est le plus grand musée de France ; on y voit la Joconde. La France est aussi réputée pour sa gastronomie et pour la langue française, parlée par environ 300 millions de personnes dans le monde (l'une des langues les plus parlées, autour de la 5e place).
Pièges fréquents : les confusions à éviter
Ce thème est large et certaines questions se ressemblent : voici les confusions les plus fréquentes.
- Régions : 13 ou 18 ? → 13 en métropole, 18 au total avec l'outre-mer. Lisez bien si la question dit « métropolitaine ».
- Euro : 1999 ou 2002 ? → 1999 = monnaie unique (comptes, échanges) ; 2002 = pièces et billets en circulation.
- Esclavage : 1794 ou 1848 ? → l'abolition définitive est 1848 (celle de 1794 avait été rétablie ensuite).
- Révolution : 1789 ou 1792 ? → 1789 = début de la Révolution (Bastille, DDHC) ; 1792 = proclamation de la République.
Vivre dans la société française10 sections
Les services publics : à qui s'adresser
En France, de nombreux services publics accompagnent la vie quotidienne. Ils sont ouverts à tous et doivent traiter chacun de façon égale et neutre.
- La mairie gère l'état civil (naissances, mariages, décès), les inscriptions à l'école publique, les listes électorales et de nombreux documents locaux.
- La préfecture (et la sous-préfecture) gère les démarches liées à l'État : titres de séjour des personnes étrangères, permis de conduire, carte grise du véhicule.
- La Poste distribue le courrier et propose aussi des services bancaires (La Banque Postale).
- L'école, le collège, le lycée assurent l'instruction ; l'hôpital et les médecins assurent les soins.
La plupart de ces démarches peuvent aujourd'hui se faire en ligne, mais on peut toujours se déplacer et demander de l'aide.
Les numéros d'urgence
Un numéro d'urgence est un numéro gratuit, joignable à tout moment, pour appeler des secours ou signaler un danger. Il faut les connaître par cœur :
| Numéro | Service |
|---|---|
| 15 | SAMU — urgences médicales |
| 17 | Police / gendarmerie |
| 18 | Pompiers |
| 112 | Numéro d'urgence européen (partout en Europe) |
| 114 | Urgences par SMS, pour les personnes sourdes ou malentendantes |
Au téléphone, on indique où l'on se trouve, ce qui se passe et combien de personnes sont concernées, puis on suit les consignes.
La santé et la protection sociale
La France dispose d'un système de protection sociale qui aide à se soigner et à faire face aux difficultés de la vie.
- Le médecin traitant est le médecin de premier recours : pour un problème non urgent, c'est vers lui qu'on se tourne d'abord (et non vers les urgences).
- Les urgences de l'hôpital sont réservées aux situations graves ou vitales.
- La Sécurité sociale, via l'Assurance maladie (CPAM, service en ligne Ameli), rembourse une partie des frais de santé. La carte Vitale prouve vos droits et permet ce remboursement.
- Une mutuelle (complémentaire santé) rembourse la part non couverte par l'Assurance maladie.
- Le tiers payant évite d'avancer les frais : on ne paie pas (ou seulement une partie) directement chez le professionnel de santé.
- Le respect du secret médical (confidentialité) protège vos informations de santé.
L'inscription à l'Assurance maladie est obligatoire dès qu'on remplit les conditions ; les vaccinations obligatoires protègent la santé de chacun et de la collectivité.
Le travail : contrat, salaire et droits des salariés
Le travail est encadré par le Code du travail et la convention collective de chaque secteur, qui fixent les règles et protègent les salariés.
- Le contrat de travail définit le poste, la rémunération et la durée du travail. Le travail non déclaré (« au noir ») est illégal : il prive le salarié de droits (protection sociale, retraite) et expose l'employeur à des sanctions.
- Le SMIC est le salaire minimum légal : on ne peut pas payer un salarié en dessous.
- La durée légale du travail est de 35 heures par semaine ; au-delà, ce sont des heures supplémentaires.
- Tout salarié a droit à des congés payés, au congé maternité et au congé paternité (28 jours depuis le 1er juillet 2021), et peut demander un congé parental d'éducation.
- Le droit syndical permet de se regrouper pour défendre ses intérêts ; le droit de grève permet d'arrêter le travail collectivement pour porter des revendications.
- Le conseil de prud'hommes tranche les litiges entre un employeur et un salarié liés au contrat de travail.
En cas de perte d'emploi, on peut, sous conditions, toucher des allocations chômage. La première démarche pour chercher un emploi est de s'inscrire à France Travail (ex-Pôle emploi).
Le logement
Se loger obéit à des règles qui protègent à la fois le locataire (celui qui loue) et le propriétaire (celui qui possède le logement).
- Le bail (contrat de location) doit être écrit ; il fixe le loyer, la durée et les obligations de chacun.
- Le locataire paie le loyer, entretient le logement et peut réaliser de petits travaux d'aménagement (par exemple repeindre les murs) sans autorisation. En revanche, il ne peut pas faire de gros travaux (abattre une cloison), ni sous-louer librement, ni vendre le logement, sans l'accord du propriétaire.
- Le dépôt de garantie (caution) est rendu en fin de bail si le logement est en bon état.
- Des aides au logement (comme l'APL, versée par la CAF) peuvent réduire le coût du loyer, sous conditions de ressources.
Pour les déchets, on ne jette pas n'importe où : un gros objet cassé (machine à laver, meuble) s'apporte à la déchetterie ou fait l'objet d'un enlèvement des encombrants organisé par la commune.
L'école, la famille et l'autorité parentale
L'école française est gratuite (dans le public), laïque et ouverte à tous. L'instruction est obligatoire de 3 à 16 ans ; une obligation de formation se poursuit ensuite jusqu'à 18 ans.
- Le parcours va de l'école maternelle (dès 3 ans), à l'école élémentaire, puis au collège (diplôme : le brevet), enfin au lycée (diplôme : le baccalauréat).
- On inscrit son enfant à l'école publique auprès de la mairie.
- Les enfants qui ne parlent pas français sont accueillis et bénéficient d'un accompagnement adapté pour apprendre la langue.
- Un enfant en situation de handicap a le droit d'être scolarisé et accompagné.
Côté famille, l'autorité parentale est l'ensemble des droits et devoirs des parents pour protéger, éduquer et entretenir leur enfant jusqu'à sa majorité, fixée à 18 ans. En cas de divorce, elle reste en principe exercée par les deux parents. Les châtiments corporels sont interdits par la loi.
Impôts, solidarité et vie associative
Vivre en société, c'est aussi contribuer et s'entraider.
- Les impôts (comme l'impôt sur le revenu ou la TVA payée sur les achats) financent les services publics : écoles, hôpitaux, routes, sécurité. Payer ses impôts est un devoir ; ils sont calculés selon les revenus de chacun.
- La solidarité nationale aide les personnes en difficulté : aides sociales (comme le RSA), aides au logement (APL), assurance chômage. C'est l'esprit de la fraternité, troisième mot de la devise.
- L'aide juridictionnelle permet aux personnes ayant de faibles revenus d'être défendues par un avocat dont l'État prend en charge tout ou partie des frais.
- La vie associative est très développée : chacun peut créer ou rejoindre une association (loi de 1901) et faire du bénévolat (donner de son temps gratuitement) pour le sport, la culture, l'entraide ou l'environnement.
S'engager, voter, participer à la vie locale : ce sont des façons concrètes de faire vivre la citoyenneté.
L'égalité femmes-hommes au quotidien
L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental de la République, qui se traduit concrètement dans la vie de tous les jours.
- Au travail, une femme a droit au même salaire qu'un homme pour un travail de valeur égale ; les discriminations à l'embauche ou dans la carrière sont interdites. Une femme peut créer et diriger une entreprise.
- Il est interdit de licencier une femme en raison de sa grossesse ou pendant son congé maternité.
- Dans la famille, les deux parents exercent ensemble l'autorité parentale et partagent les responsabilités.
- Chacun est libre de disposer de son corps : la contraception est un droit, libre et accessible ; l'avortement (IVG) est légal et reconnu comme un droit.
- Les violences faites aux femmes (violences conjugales, harcèlement) sont des délits sévèrement punis ; des numéros et services d'aide existent (comme le 3919, écoute pour les femmes victimes de violences).
Cette égalité n'est pas seulement un principe écrit : c'est une exigence de respect dans le couple, la famille, l'école et le travail.
Le parcours d'intégration (CIR) et le respect des règles communes
Beaucoup d'étrangers qui s'installent durablement en France suivent un parcours d'intégration structuré par le contrat d'intégration républicaine (CIR), signé avec l'État (via l'OFII).
- Le CIR engage la personne à suivre une formation civique (les valeurs et principes de la République, le fonctionnement des institutions, la vie en France) et, si besoin, une formation linguistique pour atteindre le niveau de français demandé.
- Ce parcours prépare aussi à l'examen civique, obligatoire depuis le 1er janvier 2026 pour une première carte de séjour pluriannuelle, une carte de résident et la naturalisation (les simples renouvellements ne sont pas concernés).
- Réussir son intégration, c'est connaître ses droits, mais aussi respecter les règles communes : la loi s'applique à tous, on respecte l'ordre public, la propreté des espaces partagés, la tranquillité du voisinage et les autres personnes, quelles que soient leurs origines ou leurs convictions.
Le savoir-vivre ordinaire (politesse, ponctualité, respect des files d'attente et des horaires, tri des déchets) fait partie de cette vie en société apaisée.
Pièges fréquents à éviter
Quelques erreurs reviennent souvent ; les connaître aide à répondre juste et à agir correctement au quotidien.
- Numéros d'urgence : ne pas confondre 15 (SAMU, médical), 17 (police) et 18 (pompiers). Le 112 est le numéro européen, le 114 est réservé aux personnes sourdes ou malentendantes (par SMS).
- Instruction obligatoire : elle va de 3 à 16 ans (pas 6 à 16, ni 3 à 18). Après 16 ans, il reste une obligation de formation jusqu'à 18 ans.
- Carte Vitale : elle sert au remboursement des soins ; ce n'est pas une carte bancaire ni un moyen de paiement.
- Santé : pour un problème non urgent, on voit son médecin traitant, pas les urgences de l'hôpital.
- Mariage : seul le mariage civil, célébré à la mairie, a une valeur légale ; un mariage uniquement religieux n'est pas reconnu par l'État.
- Travail : le travail non déclaré est illégal ; le SMIC est un salaire minimum (pas un impôt) ; la durée légale est de 35 h (pas 39 ni 40).
- Logement : un locataire peut repeindre, mais pas abattre un mur ni sous-louer sans accord ; un gros objet cassé va à la déchetterie, jamais sur le trottoir.
- Enfants : les châtiments corporels sont interdits ; la majorité est à 18 ans.